Google XXL: Google Wave : une plate-forme communautaire
Google XXL

Google Wave : une plate-forme communautaire

Google Wave

Google Wave : un sens de la communication certain !


Impossible d’échapper au Buzz suscité par l’annonce d’un nouveau service appelé Google Wave et qui est sensé révolutionner notre approche de la messagerie instantanée et des services de réseautage social.
Bien que nous n’aimions pas trop faire de la science-fiction logicielle (le produit ne sera disponible qu’avant la fin de l’année), une brève explication des fonctionnalités qui sont promises reste intéressante puisqu’elle nous permet d’appréhender d’un œil plus critique celles proposées par les services et applications que nous utilisons actuellement. De fait, Google Wave change notre manière d’appréhender les réseaux sociaux, en général, et les systèmes de communication, en particulier.

Un lexique Google Wave


En bref, Google Wave est une plate-forme de communication en temps réel qui vise à unifier des services qui restaient, jusque là, disparates : Chat, e-mail, messagerie instantanée, réseau social, Wiki collaboratif, intranet d’entreprise (gestion de projet ?), etc. C’est aussi une application HTML 5 créée à l’aide du Google Web Toolkit et offrant, entre autre, un éditeur de texte avancé ainsi que des fonctionnalités comme le Glisser-Déposer. Un certains nombres de termes permettent d’en avoir une idée plus précise :
Wave : une Wave désigne le fil d’une discussion qui implique un ou plusieurs utilisateurs ou/et robots. La particularité d’une Wave est que vous pouvez y agréger toute sorte de contenu textuel ou multimédia (photo, vidéo, gadget, outil de visualisation, carte Google Maps, agenda partagé, etc.). Enfin, il sera possible de parcourir l’historique d’une Wave en affichant une ligne de temps que vous pourrez parcourir à votre gré. Notez que les Waves sont archivées et que vous pouvez y revenir à tout moment (même si vous n’y avez pas participé).
Wavelet : ce terme fait référence à une sorte de conversation dérivée à partir d’une Wave parente.
Blip : c’est une Wave individuelle un peu à la manière d’un Tweet. De manière similaire, un Blip peut reprendre le contenu d’un ou plusieurs autres Blips. J’ai eu l’impression que cela tenait lieu de la plus petite parcelle de connaissance ou de données au sein d’une Wave.
Extensions : elles sont de deux sortes… Les robots et les gadgets qui fonctionnent comme des applications intelligentes capables de comprendre ce qui se passe autour d’elles et d’interagir avec leur environnement.

Les atouts de Google Wave


En voici une liste qui n’est surement pas exhaustive :
Instantanéité : les utilisateurs peuvent voir ce que vous écrivez au fur et à mesure de votre saisie. Par ailleurs, les robots Google Wave sont capables de corriger vos fautes de frappe ou de traduire, en temps réel, le texte que vous saisissez. Ce correcteur orthographique est particulier en ce sens qu’il est sensible au contexte général de la phrase.
Collaboration : ce que vous avez écrit sur Wave peut être édité et complété par un autre utilisateur. Chaque Wave fonctionne comme un Wiki collaboratif dans lequel tout le monde peut commenter les interventions des autres.
Gestion avancée des partages : a priori, vous pourrez choisir de manière très fine quelles sont les données que vous souhaitez publier et, surtout, avec quelles personnes vous voulez les partager.

Les robots intelligents de Google Wave


Les robots peuvent se voir comme des participants (automatisés) à une Wave qui fonctionnent côté serveur et qui permettent d’accomplir des tâches à destination des utilisateurs comme, par exemple, la synchronisation des données entre les différents services. Hébergés sur Google App Engine, ils sont capables d’interagir avec les utilisateurs, servir de passerelle entre différentes Waves ou récupérer des informations provenant de sources externes. Un bon exemple d’application est un robot appelé Tweety qui vous permet d’utiliser Twitter à partir de Google Wave. Twave (le nom de cette extension) affiche, en streaming, le contenu d’un flux RSS généré par Twitter. L’intérêt est que vous pouvez interagir avec les Tweets afin de les partager, les commenter, les archiver, etc.
On peut découvrir d’autres exemples d’extensions comme celle permettant d’afficher une carte Google Maps afin de planifier un événement ou, cette autre, qui affiche les cours et des informations financières en temps réel.

L’API Google Wave


Bien entendu, un blog s’est même monté pour l’occasion… L’API Google Wave se divise en deux branches appelées Embed et Extensions.
Le bouquet de fonctions "Embed" vous permet d’intégrer une Wave à l’intérieur de votre site et ce en utilisant l’API JavaScript. Apparemment, les "Embed" supportent un grand nombre de fonctions issues de Google Wave comme le Glisser-Déposer de documents. On a presque envie de penser que le système traditionnel des commentaires sera avantageusement remplacé par des Waves qui offrent :
  • Une mise à jour en simultané ;
  • L’unification des données puisqu’une même Wave peut être suivie à partir de différents médias ;
  • Un éclatement des cloisons traditionnels entre le contenu et les commentaires mais aussi entre la page source et les pages (d’autres sites) qui parlent d’elle.
Avec les "Extensions", vous pourrez écrire des programmes complets qui seront présentés sous la forme de robots ou de gadgets. Vous pouvez ainsi ajouter de nouvelles fonctionnalités au programme client de Google Wave.
Les gadgets sont des programmes côté client qui utiliseront une extension de l’API Google Friend Connect. Vous pouvez avoir un début d’idée en explorant les exemples de code fournis à partir de la documentation de l’API Google Wave. A priori, l’ensemble des gadgets iGoogle et Friend Connect peuvent fonctionner à l’intérieur de Google Wave. L’avantage qui saute aux yeux est que, pour ainsi dire, des milliers d’applications sont d’ores et déjà sur les rails… Ces gadgets permettent donc de jouer en réseau, d’effectuer des tâches collaboratives et, plus généralement, de permettre des applications interactives engageant un ensemble d’utilisateurs.
Cette API est Open Source. Le but étant de rejouer la partition d’android et de catalyser toutes les énergies afin d’initier une nouvelle Success Story ("Si tous les développeurs du monde pouvaient se donner la main…")

Le "Google Wave Federation Protocol"


L’interopérabilité entre les extensions est assurée grâce à un protocole de communication dont l’architecture est expliquée à cette adresse. En bref :
  • Ouverture du protocole : tout à chacun peut devenir un fournisseur Wave et se relier au réseau public ;
  • Routage du trafic en mode Peer-To-Peer ;
  • Extension ouverte répondant à la spécification XMPP qui autorise une communication en temps réel entre deux serveurs Wave.
  • Enfin, tout le monde peut participer à son développement et l’ensemble des discussions autour des nouvelles spécifications seront rendues publiques.
De fait, une entreprise pourra héberger son propre Wave qui pourra communiquer avec les autres Waves.

Google Wave : une révolution ?


La conceptualisation voulue des éléments qui participent à nos échanges et à notre savoir fait que les possibilités de Google Wave semblent presque infinies. Vous pouvez générer une Wave à partir de tout type de contenu et la publier sur une grande diversité de médias. En ce sens, je trouve ce service très bien pensé.
La gestion centralisée des échanges permet le développement et la diffusion synchrones des données et des connaissances. Ce décloisement évite les allers-retours entre les différentes applications de réseautage social et entre les différents outils que nous utilisons pour communiquer. De fait, le fonctionnement de Google Wave semble imiter celui de la vie réelle en adoptant des rythmes de croissance tout à la fois multiformes et raisonnés.
Google Wave pose le concept de l’hyper-temporalité (après celui de l’hyper-localisation cher au GeoWeb). De fait, l’introduction de l’instantanéité dans nos rapports avec les autres modifie radicalement notre manière de communiquer avec eux et de penser le monde.
J’ai vu dans Google Wave est un excellent outil pour créer un intranet d’entreprise ou faire de la veille collaborative. Mais je ne sais pas si c’est le modèle économique qui a été retenu par Google…
Au final, on pourrait dire que Google Wave sera une excellente plate-forme de publication de nos échanges avec les autres.

9 commentaires:

  Luka

29 mai 2009 à 23:59

Je pense que vous ratez le point principal (ou du moins 1/3 de la chose qu'est wave : service / Plateforme / Protocole) dans votre article : le protocole. La possibilité pour chaque entreprise/geek qui le souhaite d'implémenter son wave et d'héberger soi-même, sans jamais passer par Google est un gage de sécurité et de confidentialité.

  Jean-Noël Anderruthy

30 mai 2009 à 01:27

C'est vrai Luka !
Aurais-tu l'adresse d'un excellent site qui pourrait nous éclaicir sur ce point ;-) Par exemple, qui commence par la lettre Z et qui finit par un B...
En fait, ça m'embête toujours de parler de quelque chose à partir de simples copies d'écran. J'ai l'impression de participer à un truc qui ne me correspond pas.
Promis, demain, je rectifie le tir !

  Luka

30 mai 2009 à 06:19

En fait, j'ai recoupé plusieurs sources pour affirmer cela : la vidéo, le site de l'api et le site du protocole.

Tout va dans cette direction, on a vraiment l'impression d'avoir affaire à un serveur Jabber / XMPP en mieux...

Mon serveur (et moi même) trépignons !

  Jean-Noël Anderruthy

30 mai 2009 à 12:36

Il va falloir se montrer patient... Snif !

  Luka

30 mai 2009 à 17:41

Oui, en effet, mais j'ai déjà commencer à coder un robot :)

Ca me fait patienter en préparant un truc sympa !

  Anonyme

29 septembre 2009 à 21:40

Rejoignez le nouveau forum français dédié à Google Wave.

http://www.googlewaveforum.fr

  jean-michel

10 février 2010 à 11:21

moi je trouve ça trés décevant pourtant j'utilise tous les gadgets de google gmail, google map, picasa, blogspot

  Jean-Noël Anderruthy

10 février 2010 à 11:55

Je pense que c'est un très bon produit mais QUE pour l'entreprise (genre Intranet...)
Mais, bon ! Cela suppose des salariés très axés "Nouvelles Technologies" (ou alors une escouade de formateurs...)

  Jean-Noël Anderruthy

10 février 2010 à 11:57

Mais bien pour le Chat des LINUXiens, non ?